L’extension en ossature bois est aujourd’hui l’une des solutions préférées des propriétaires : rapide à construire, esthétique, performante sur le plan énergétique et respectueuse de l’environnement.
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Mais avant de lancer votre projet d’extension bois en Lorraine, il est essentiel de respecter les règles d’urbanisme. En effet, déposer un permis de construire pour une extension maison en bois obéit aux mêmes obligations qu’une extension traditionnelle, avec parfois des contraintes locales.
Dans cet article, nous vous expliquons tout ce qu’il faut savoir avant de commencer vos travaux : du PLU en Moselle ou Lorraine jusqu’à la déclaration préalable ou le permis de construire, sans oublier les taxes et obligations après chantier.
Avant même de préparer vos plans, la première étape consiste à consulter le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de votre commune en Lorraine. Ce document fixe les règles d’urbanisme pour une extension de maison, notamment :
l’implantation et la hauteur de votre projet,
les matériaux autorisés (parfois le bardage bois est limité dans certains secteurs),
les couleurs et l’esthétique des façades.
Certaines zones sont également protégées : abords de monuments historiques, zones inondables, sites classés. Dans ces secteurs, des contraintes spécifiques peuvent s’appliquer, et l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France peut être requis.
Avant de débuter vos travaux d’extension en ossature bois en Lorraine, il est impératif de déterminer le type d’autorisation requis : déclaration préalable de travaux (DP) ou permis de construire (PC). Aucun chantier ne peut commencer sans l’accord de la mairie. Le choix dépend de la surface de l’extension et de la surface totale de la maison après travaux, ainsi que de la zone du PLU (urbaine ou non). En dessous de 5 m², aucune formalité n’est nécessaire (sauf cas particulier). Le tableau suivant résume les seuils en vigueur :
| Surface créée par l’extension |
Zone U (avec PLU) |
Zone non-U | Recours à un architecte |
|---|---|---|---|
| ≤ 5 m² | Aucune | Aucune | Non |
| > 5 m² à 20 m² | DP | DP | Non |
| > 20 m² à 40 m² | DP (si totale finale ≤ 150 m²) PC (si > 150 m²) |
PC | Non (sauf si totale finale > 150 m²) |
| > 40 m² | PC | PC | Oui si totale finale > 150 m² |
Note : DP = Déclaration Préalable | PC = Permis de Construire
Vérifiez toujours votre PLU local en mairie ou sur le guichet numérique des autorisations d’urbanisme.
En résumé : pour une petite extension (5 à 20 m²), une DP suffit partout. Entre 20 et 40 m², c’est une DP en zone urbaine si la maison reste sous 150 m² au total, sinon un PC. Au-delà de 40 m², toujours un PC. Un architecte n’est obligatoire que si la surface habitable totale dépasse 150 m² après travaux. Consultez votre PLU pour confirmer la zone et les contraintes locales.
Une fois le type d’autorisation déterminé (DP ou PC), préparez un dossier complet et soigné, surtout pour une extension en ossature bois : la mairie examine à la fois la conformité au PLU et la qualité technique du projet.
(Téléchargeable sur service-public.fr)
(Obligatoire > 40 m² ou si surface totale > 150 m²)
À retenir : Même si le bois suit les mêmes règles qu’une construction traditionnelle, la partie technique et esthétique doit être irréprochable. Une bonne présentation (plans lisibles, photos de qualité, justifications claires) augmente vos chances d’acceptation rapide.
Le dossier se dépose directement en mairie :
au format papier (4 exemplaires en général),
ou en ligne via la plateforme dématérialisée si votre commune est équipée.
Déclaration préalable (DP) : délai d’instruction de 1 mois.
Permis de construire (PC) : délai de 2 mois, porté à 3 ou 4 mois si vous êtes en zone protégée.
Une fois votre autorisation obtenue :
affichez-la sur votre terrain avec un panneau réglementaire visible depuis la voie publique,
laissez ce panneau en place pendant toute la durée du chantier,
un délai de 2 mois s’ouvre pour d’éventuels recours de voisins ou tiers.
Même si le régime administratif est identique à celui d’une extension traditionnelle, le bois a quelques spécificités à anticiper :
respect des normes techniques de l’ossature bois (DTU 31.2),
traitement adapté contre l’humidité et les insectes,
respect des prescriptions esthétiques du PLU (façade, couleurs, toiture),
possibilité d’aides ou bonus si le projet utilise des matériaux biosourcés.
Au-delà du permis, il existe des obligations financières et administratives à connaître pour toute extension bois Lorraine :
Frais administratifs : la demande de permis de construire extension maison est gratuite, mais des frais peuvent s’ajouter (architecte, dessinateur, étude de sol).
Taxe d’aménagement : calculée selon la surface habitable ajoutée.
Déclaration fiscale : indispensable pour mettre à jour vos impôts fonciers via le formulaire H1.
Formalités après travaux :
Déclaration d’ouverture de chantier (DOC) au début,
Déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux (DAACT) à la fin.
Ces étapes garantissent la régularité de votre extension et évitent tout litige futur.
Désormais, vous avez toutes les informations nécessaires concernant les extensions en bois en Lorraine.
Sachez également que chaque région et chaque commune possède ses propres règles, mais que ce guide peut vous servir de référence, peu importe l’endroit où vous souhaitez réaliser votre extension en bois.